Orego, une start-up dans le développement web et la 3D

Orego

Martin Kirchgessner OregoMartin Kirchgessner inaugure la série d’interview ! Il vient de la même école que moi (Ensimag Grenoble), et il s’est lancé dans la création d’entreprise très tôt puisqu’il a monté sa boîte juste après l’école…

Bastien Siebman : Présente-toi s’il te plaît
Martin Kirchgessner : Martin Kirchgessner, co-fondateur d’Orego. Je m’y occupe de développement Web, de R&D et de marketing. J’ai une formation d’ingénieur (Ensimag). Orego a été créée en Novembre 2007 et cela fait deux ans pile que je m’y consacre à fond.

BS : Quels étaient les objectifs initiaux d’Orego ?
MK : Vendre des applications 3D qui fonctionnent dans une page Web habituelle. Si si, c’était si large que ça! Mais on s’est rendus compte petit à petit que c’est incompréhensible pour la plupart des gens…

BS : Finalement, où en est Orego aujourd’hui ?
MK : Aujourd’hui on fonctionne toujours sur l’équipe de départ, qui est vite revenue à ses fondamentaux : la vente de sites Web et d’infographie 2D/3D. Avec une offre plus classique on a pu avoir nos premiers clients, donc apprendre la vente et faire du chiffre d’affaires. C’est un peu frustrant de ne pas vendre ce qu’on voulait faire au début. Mais on a aussi compris que c’était franchement naïf… A la place on se construit un début de société qui marche, ce qui est une compensation satisfaisante vu notre expérience.

Maintenant il s’agit de reprendre ce pour quoi on est là : la 3D temps réel dans du Web. Au départ on croyait que les applis 3D se vendraient comme une partie d’un site complet. En fait non, mais petit à petit on a pu trouver des secteur d’applications plus directs, notamment l’e-learning et/ou le serious game.

BS : Comment avez-vous fait pour trouver vos clients ?
MK : On a trouvé les premiers parmi nos connaissances (le réseau! le réseau!). Aujourd’hui on prospecte par téléphone, à l’ancienne; on écume aussi les salons de professionnels dans notre cible.

BS : Quelle était selon toi la chose la plus difficile dans cette création d’entreprise ?
MK : Rester lucide! Comme la phase de création est difficile on a tendance à se protéger en restant tête dans le guidon. Du coup on a toutes sortes d’états d’âmes, doutes et autres hésitations, plus des oeillères d’optimisme (ou pessimisme, selon les jours). Toute la difficulté est donc de comprendre ce qui se passe et de le juger froidement… ça s’apprend.

BS : Si c’était à refaire que changerais-tu ?
MK : Je testerais beaucoup plus mon offre avant de créer la société. Attention, je parle bien de tester l’offre et non l’idée. Tester l’idée est plus simple et souvent positif : la plupart des gens que vous irez voir vous confirmeront que oui, vous avez une bonne idée. Mais la question est combien d’entre eux sont prêts à y mettre combien d’espèces sonnantes et trébuchantes? Bref je ne me lancerais vraiment que dès que j’aurais des clients, c’est à dire des gens qui ont le stylo sur le chéquier pour l’offre que j’avais en tête.

BS : As-tu eu des illusions déçues ?
MK : En quelque sorte. Etant plus petit je bavais en regardant les success-stories de l’informatique et l’Internet sur Capital. Maintenant je crois que ces reportages mentent en faisant croire que c’est pas si compliqué!

BS : Un conseil pour tous les futurs entrepreneurs ?
MK : Une société vend des produits. Ça signifie que pour la créer il faut que vous ayez déjà à disposition le(s) produit(s) en question ET le dispositif de vente. Aujourd’hui je suis surpris de croiser, dans le milieu de l’entrepreneuriat, tant de gens très enthousiastes alors qu’ils n’ont que l’un ou que l’autre. Le succès de votre bonne idée dépend, pour moi, de votre capacité à rapidement trouver la moitié qui vous manque.

Ce principe peut aussi s’appliquer à la vente de services, la différence est que vous vantez/vendez les produits que vous avez déjà fait chez d’autres clients ou employeurs. Mais il vous faudra aussi le produit (en fait, les gens qui effectueront le service) et le système de vente.

Deuxième conseil : Cf. 6)

BS : Merci à Martin pour s’être prêté au jeu ! J’invite d’autres acteurs du domaine à faire de même s’ils le souhaitent, je les accueillerai avec plaisir.

En savoir plus En savoir plus Source Source Illustration Illustration

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *