La prise de risques, une obligation pour tout entrepreneur

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Andre Benoit http://carnets.andrebenoit.com/

J’ai le plaisir d’avoir André comme premier invité de ce blog. Il est lui aussi élève-ingénieur à l’Ensimag. Notre spécialité ? Les systèmes et logiciels embarqués. Mais ses vrais passions sont ailleurs comme le montre son blog sur la philosophie, la politique et la prise de décision.

Quand Bastien m’a proposé de rédiger un article pour son blog, j’ai bien sûr accepté avec grand plaisir. Mais avec une pointe d’appréhension, Bastien étant très pointu dans son secteur!

Ce que je vous propose donc est de prendre un instant pour réfléchir à la prise de risques. En effet, le fait d’entreprendre implique de prendre des risques. Et c’est bien ce qui freinera la plupart d’entre nous. D’ailleurs, l’évolution de notre nation (parmi d’autres) tend à sacraliser le «principe de précaution».

Ce concept est apparu en Allemagne dans le courant des années 70 (Verzorg Prinzip) avec comme ligne de mire de ne pas épuiser la planète – but louable. Mais depuis ce concept a dérivé, on assiste depuis quelques années à une sacralisation de la peur, avec jusqu’au rajout de ce principe à notre constitution (qui devient bien longue!).

Je m’explique : quand nous étions jeunes, que nous avions peur du noir, du monstre sous le lit – et j’en passe – nos parents nous disaient que c’étaient un comportement d’enfant, qu’il nous fallait grandir. Ainsi l’adulte, celui qui a grandi, est celui qui a vaincu ses peurs. Entendez moi bien, ce n’est pas ne pas avoir peur. Ça c’est être fou. Non, avoir vaincu ses peurs, c’est en être devenu maître, ne plus être handicapé par elles. (Ce principe a de nombreuses ramifications, notamment en politique, mais on me dit à l’oreillette que ce n’est pas le propos ici :p).

L’esprit du temps présent est une justification de la peur par elle-même. On est sage quand on a peur – de la réforme des retraites, de la réforme du lycée, de la réforme du supérieur, des OGM, des nano-technologies, du nucléaire, de la crise, de la grippe H5N1, de la grippe H1N1, du Président Sarkozy, des traders… Et fonder ses décisions sur ces peurs, et non en utilisant une Raison pondérée, devient justifié.

Mais qu’est donc devenu le courage, cette vertu qui consiste à braver les risques, à croire aux possibles, à prendre son destin en mains?

Mon propos n’est pas de dire «c’était mieux avant». Nous vivons des temps formidables et passionnants. Mais il faut prendre garde aux dérives comme celle que j’ai tenté de mettre en avant ici. Alors pour vous, lecteurs de Bastien, entrepreneurs en puissance ou en acte, je conclurai en vous disant ceci :

«Chapeau bas!».

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