Je suis un bisounours, est-ce un obstacle pour le business ?

Toutes les personnes qui me connaissent le savent bien : je suis un bisounours. Une sorte de mix entre un optimiste et un naïf, doublé d’un fort besoin de reconnaissance. Jusque là, je n’ai pas eu franchement de soucis avec ça, mais je m’interroge aujourd’hui sur la compatibilité de ma personnalité avec le business.

Voici quelques traits de ma personnalité avec une tentative d’analyse « avantage/inconvénient ». Une sorte d’auto-psychanalyse  de blogueur 🙂

1. Je fais confiance aux gens jusqu’à preuve du contraire.

C’est un atout car il est plus facile pour moi d’aller vers les gens et de poser les bases d’une relation de confiance. Mais le risque de trahison ou de manipulation est toujours présent. La solution : bien analyser les motivations et objectifs de chacun.

2. Je ne peux pas garder une idée pour moi, je dois la partager.

Si j’ai une idée de business, je ne peux pas m’empêcher de la partager immédiatement pour avoir un feedback de mes proches. C’est sûr que ça me permet de faire rapidement du tri dans mes idées, mais le revers de la médaille est d’écarter trop vite une idée qui aurait pu être bonne si elle avait été davantage creusée. J’essaye toutefois de ne pas partager avec des personnes pouvant potentiellement diffuser l’idée trop largement avant que je sois prêt à l’exploiter.

3. Je crois tout ce que je lis d’une personne connue.

Je crois que c’est le syndrome du lecteur de livres sur les start-ups : j’en ai lu beaucoup, ils sont toujours écrits par des personnes ayant réussies, donc je prends toujours pour vrai ce qui est dit. C’est un gros défaut, et le moyen de s’en protéger est de toujours lire entre les lignes et analyser les conditions dans lesquelles le succès est apparu. Toutes les recettes ne sont pas transposables. Et s’il y avait une recette miracle, ça se saurait.

4. Je pense qu’il est impossible de réussir en étant méchant.

Je considère qu’une personne foncièrement méchante ne parviendra pas au succès, de nos jours du moins. Des exemples par le passé me prouve le contraire. Mais l’avenir me dira si j’ai tord ou raison.

5. La critique m’affecte particulièrement.

Je n’ai pas encore trouvé de solution miracle, même si l’expérience commence à m’aider à me protéger. Il faut toujours analyser les motivations de la personne critiquant, et essayer de comprendre les raisons de la critique. Si la critique est justifiée, elle reviendra sûrement dans la bouche d’autres personnes.

6. Je ne télécharge pas illégalement, je considère que c’est du vol et que tout travail mérite salaire.

Je ne veux pas du tout lancer un débat sur le téléchargement (que j’ai eu à de nombreuses reprises). Je constate juste que si je développais des logiciels payants, et que des personnes l’obtenaient sans payer, ça me rendrait fou. C’est pour cette raison qu’il faut que je privilégie des business où le produit est gratuit mais le service payant 🙂

7. Je pense que la France entière va faire des dons via ButterflyEffect

C’est le syndrome du « notre produit rend service à 100% de la population, ils ont tous à y gagner, ils vont forcément adhérer ». Inutile de souligner la naïveté de cette pensée, mais quelques fois il faut vraiment croire à son projet. C’est le principe des prophéties auto-réalisatrices !

 

Alors, suis-je le seul Bisounours en France ?

 

 

6 réponses à “Je suis un bisounours, est-ce un obstacle pour le business ?”

  1. laura dit :

    Joli article en ce début 2012 🙂 (et je ne dis pas ça parce que je suis un bisounours)

  2. Siebmanb dit :

    Merci Laura ! Tu es une collègue de Romain non ? Embrasse le bisounours pour moi 😉

  3. Damien dit :

    Pour ma part, c’est une question que je me suis posée. Faut-il être un « requin », un « gentil » ? Je suis d’accord avec tes points 1, 4 et bien sur, 7. Ca peut paraitre être une réponse bateau mais Je suis convaincu qu’il faut avant tout être soi même (comme dans la vie de tous les jours finalement) et ne pas essayer de jouer un rôle. C’est le meilleur moyen pour perdre en crédibilité et pour saouler les gens.

    Finalement, si je suis un bisounours, je veux être le orange !

  4. Victor dit :

    Bonne année.

    J’aurais tedance à me retrouver dans les points suivants :

  5. Victor dit :

    1) c’est sur

    2) cela dépend à quelle échelle, mais au niveau de mes proches c’est sur

    3) là je suis complètement d’accord avec toi et je me posais la même question récemment. Après, même si on boit littéralement les paroles de l’auteur sur le moment avec un peu de temps, on prend du recul

    4) D’accord avec toi, même si des exemples prouvent le contraire ( comme tu le dis ), je pense que c’est surtout que tu ne peux pas être méchant

    5) Cela ne plait à personne

    6) Je télécharge sans honte mais je suis content que pour les logiciels, le concept d’open source existe

    7) J’aurais tendance à penser aussi tellement je trouve le concept génial, ayant fait le téléthon cette année je pense qu’avoir un stand à cet événement peut être la meilleure pub possible pour vous, mais je crois très très fort en votre projet

    Voilà, je sais pas si je me définirais comme un bisounours, mais en tout cas j’ai beaucoup aimé ton article

  6. Siebmanb dit :

    Merci Victor 🙂

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