ButterflyEffect rejoint Citizen Republic

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Alors que le livre que je co-écris sur le développement mobile est en cours de relecture, et que ma famille comptera un nouveau petit membre en avril prochain, c’est une autre page qui se tourne avec la vente de ButterflyEffect.

Tout avait commencé avec un simple concours de développement mobile, dont la victoire avec notre application mobile de don nous avait poussé à voir plus loin. Quelques semaines après le lancement officiel de l’application ButterflyEffect, la société éponyme naissait, en même temps qu’un constat d’échec : l’application ne trouverait pas son public, pas sous cette forme, pas avec nos moyens et nos ambitions. Petit à petit, ButterfyEffect était donc devenue une agence de développement, d’abord 100% mobile solidaire, pour s’ouvrir petit à petit au web solidaire puis enfin au web et mobile pour les entreprises, les particuliers et les associations. ButterflyEffect ce fut ainsi 30 applications, 30 sites web, pour 40 clients en France, Belgique et Suisse ! Mais nous n’étions pas totalement satisfaits de la situation, ayant abandonnés nos ambitions de startupers et le frisson qui va avec !

Pendant longtemps nous avons cherché à retrouver ce frisson. Tribute Wall nous a permis de reformer l’équipe autour d’un projet nouveau, qui ne manquera pas d’exploser dans les semaines/mois à venir ! Templana de son côté poursuit son ascension, avec toujours autant d’enthousiasme de la part des utilisateurs (12.000 téléchargements depuis le début) !

C’est à ce moment là, à la croisée des chemins, que nous avons fait la connaissance de l’équipe qui allait devenir la nouvelle équipe dirigeante de ButterflyEffect. L’idée de CitizenRepublic était donc de capitaliser sur la réputation et les compétences de l’équipe de ButterflyEffect pour d’une part constituer une partie des fondations de l’agence Citizen Republic, et d’autre part reprendre en main le site d’avis consommateurs monaviscompte, un des leaders des avis sur internet. L’équipe de ButterflyEffect, toujours depuis Grenoble dans de nouveaux locaux, va ainsi avoir en charge toutes les problématiques techniques web et mobiles de CitizenRepublic et de son écosystème.

Cette nouvelle aventure nous permet donc de retrouver le frisson entrepreneurial, et ce aux côtés d’une équipe dont les compétences et le savoir-faire ne sont plus à démontrer, et qui partage avec nous une ambition et des moyens au delà de nos espérances.

Cette aventure a donc commencé officiellement en décembre avec la vente de ButterflyEffect, même si notre travail a commencé bien avant puisque nous travaillons aux côtés de Citizen Republic depuis plusieurs mois maintenant !

Pour conclure, je tenais à remercier toutes les personnes qui nous ont toujours soutenus tout au long de l’aventure ButterflyEffect ! Retrouvez sur le blog de ButterflyEffect une retrospective sur les 42 mois de la vie de l’agence au papillon !

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Contrat d’auteur signé avec Eyrolles

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Le mois dernier j’ai signé mon premier contrat d’auteur avec Eyrolles, pour la co-écriture d’un livre sur le développement mobile. Tout a commencé en réalité avec le projet de Sébastien Pittion d’écrire un livre sur la technologie Cordova/PhoneGap. Il utilise cette technologie à titre personnel, et du côté de ButterflyEffect, c’est la technologie que l’on a choisie pour nos applications mobiles. Je lui ai donc proposé de nous associer et de contacter les éditeurs avant de commencer l’écriture. Plusieurs d’entre eux ont répondu présent, et nous avons finalement choisi de travailler avec Eyrolles !

L’écriture des premiers chapitres est terminée, et nous espérons avoir terminé pour une sortie officielle prévue en fin d’année, dans la collection « blanche » chez Eyrolles.

Projet Focus, une fausse bonne idée ?

focus

Il y a quelques mois, j’avais eu l’idée de Focus, le carnet de l’entrepreneur. Ce fut alors l’occasion de tester la méthodologie bien connue : « Just fucking do it! ». Après un premier prototype bricolé peu convaincant, je me décidais à réaliser un second prototype de meilleure qualité, en 10 exemplaires imprimés par un professionnel, que j’ai envoyés à 10 personnes « pertinentes », c’est-à-dire à même de me faire des retours de qualité. La plupart m’ont répondu, et les retours sont de deux types :

* c’est une bonne idée, lance toi
* c’est une bonne idée, mais le papier pose problème : on n’a pas le droit à l’erreur, on est limité en nombre de pages, il faudrait également une version numérique…

Comme souvent dans ces cas-là, ce sont les retours « contre » qui étaient les plus argumentés. En plus de ces retours, j’étais également à la recherche de réelles opportunités (« je connais telle personne », « tu devrais parler à telle CCI de ma part »). Ce ne fut malheureusement pas le cas,.

Le projet reste donc au placard pour le moment, n’ayant pas la force (et les finances) pour le porter seul. Si quelqu’un souhaite le reprendre, avec ou sans moi, n’hésitez pas à me contacter ! Je reste convaincu que le papier a un réel pouvoir sur la prise de distance (les Moleskine sont là pour ça !) et je remercie toutes les personnes qui m’ont aidé dans ce projet !

Moustache Cookies : comment perdre un bon client, et le reconquérir

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Moustache Cookies est un site de e-commerce lancé par un ancien étudiant de l’école de commerce de Grenoble dont le but est de ravir vos papilles avec de délicieux cookies ! J’avais déjà eu l’occasion de tester (avec bonheur) ces cookies lors d’un évènement à l’école de commerce, mais j’avais un peu perdu de vue l’existence de ce site. L’idée de commander à nouveaux des cookies est revenue naturellement à la fin de l’année 2013, lorsque je décidais à titre personnel d’en offrir à ma famille, mais aussi à titre professionnel pour remercier nos meilleurs clients chez ButterflyEffect.

Avant de rentrer dans le coeur du problème, précisons quelque chose d’important : les cookies sont excellents, le packaging rocks et tout le monde a été ravis de recevoir ce cadeau. Mais en tant qu’entrepreneur baignant dans le web à longueur de journée, je ne pouvais pas m’arrêter à ce simple constat, et je devais m’intéresser à la relation client et au processus d’achat sur leur site. Lorsque je suis impressionné par la qualité de service d’un commerçant ou d’un site internet, je suis le premier à en faire la publicité. Mais lorsqu’on nous fait perdre du temps et de l’argent, j’essaye de réagir pour faire changer les choses.

 

Premier incident : la commande professionnelle

A l’occasion de la nouvelle année, nous avons commandé des cookies pour chacun de nos meilleurs clients chez ButterflyEffect. Après réflexion, la meilleure approche était de commander les cookies à la fin de l’année, en demandant à ce qu’ils soient envoyés dès la rentrée pour accueillir nos clients à leur retour de vacances. C’était parfait puisque le site internet permettait justement d’ajouter des consignes à la commande. Nous passons donc commande de plusieurs boîtes et attendons. Quelques jours plus tard, nous constatons qu’un des colis a déjà été envoyé ! Le risque était que les cookies arrivent alors que le client était déjà parti en vacances, et qu’ils ne soient plus bons à son retour.

Ni une ni deux, nous en informons Moustache Cookies pour en savoir plus, et la réponse ne se fait pas attendre :

« Aïe Aïe Aïe !!! Malheureusement, la boîte est déjà partie et devait arriver à son destinataire d’ici demain. Même en courant très vite… Cookialement !« 

Le « Aïe Aïe Aïe » et le « Cookialement » n’y changerons rien, nous avons beau chercher un « Pardon » ou un « Désolé » dans la réponse, ceux-ci ne sont pas présents.

Au final, ce qui devait se passer arriva : le client n’est pas allé cherché le colis avant de partir en vacances et nous avons dû commander une nouvelle boîte…

 

Second incident : les retours sur le site

N’ayant pas encore eu vent du premier incident de la part de mon associé, et alors que je me promenais sur le site, je constate de nombreux soucis dont je décide de faire part Moustache Cookie. Il y a notamment la présence d’un bug majeur puisqu’un clic sur « Ajouter au panier » depuis la page d’accueil renvoie sur une page d’erreur (ci-dessous). Il faut en réalité aller sur la page d’un cookie pour parvenir à l’ajouter au panier. N’importe quel propriétaire d’un site de e-commerce aurait sauté au plafond !

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Il m’arrive souvent de faire des retours à des propriétaires de site. Je dois avouer avoir rarement des réponses, mais j’attendais tout de même une réaction de leur part étant donné la qualité du reste de leur communication et de leurs produits. Après quelques semaines sans retour, je décide de demander des nouvelles via Twitter. La réponse ne se fait pas attendre :

coustache

Vous savez déjà que chez Moustache Cookies le « désolé » n’est pas de rigueur, mais apparemment le « merci » non plus ! Lorsque je reçois ce tweet de réponse, voilà ce que je lis en réalité :

« J’ai bien reçu votre mail il y a plusieurs semaines, je l’ai volontairement ignoré car vos remarques de geek me dépassent complètement, et comme tous les autres clients lambda ne s’en plaignent pas, j’ai décidé de ne rien faire, et surtout de ne pas vous en informer. Je place tout de même un petit smiley à la fin pour bien faire passer la pilule. »

En tant qu’entrepreneur, je reçois également des retours de mes clients qui ne sont pas toujours pertinents ou utiles, et que nous choisissons de ne pas appliquer. Mais nous prenons toujours la peine de les remercier, voire dans certains cas de leur expliquer pourquoi nous n’allons pas les écouter.

 

Troisième « incident » : la culture chez Moustache Cookie

En préparant cet article, j’ai cherché à m’intéresser un peu plus à l’entreprise et à sa culture. Je cherchais notamment à savoir si le fondateur était à temps plein, ou si cette activité était annexe et aurait pu un tout petit peu expliquer cette nonchalance. Et je n’ai pas été déçu en tombant sur une interview du fondateur Jean-Côme Prieur datant du 9 juillet 2011 :

« Je n’avais pas envie de faire un site de vente en ligne tout bête, pas très rigolo et où l’expérience client était pauvre. J’ai eu envie de faire l’inverse : un site pro avec des cookies sympas et un véritable échange avec les clients. »

Désolé de te décevoir Jean-Côme, mais le site n’est pas pro (un bug majeur que vous ignorez volontairement fait probablement fuir une grande partie des clients) et l’échange avec les clients n’est pas ce que j’appellerai un échange.

 

Un changement de direction ?

En continuant mes recherches, j’ai découvert que le fondateur Jean-Côme Prieur avait en réalité quitté le navire en octobre 2013 pour laisser la gestion à Patrick, le cuisinier qui prépare les cookies depuis la création. Je ne sais donc pas si ces « incidents » se seraient produits sous la présidence de Jean-Côme.

 

Droit de réponse

Après la publication de l’article, je ferai passer le lien à Moustache Cookies et essayerai de contacter Jean-Côme pour leur donner la possibilité de répondre. Je m’engage à publier leur réponse ici sans censure de ma part.

 

Conclusion

Lorsqu’un site de e-commerce ou un commerce traditionnel fait du bon travail, je suis le premier à en faire la publicité et à proposer un coup de main. Si Moustache Cookies s’était excusé lors de leur première erreur, nous ne leur en aurions probablement pas tenu rigueur. Et si lors de l’échange de tweets, Moustache Cookies avait avoué ne pas avoir de connaissances techniques et se serait excusé, j’aurais même proposé d’aider gratuitement !

Je suis vraiment embêté car les Moustache Cookies sont une excellente idée de cadeaux et je n’aurais pas hésité à les utiliser régulièrement. Mais maintenant je ne souhaite plus faire d’efforts, et ne leur fais plus trop confiance. Peut-être que leur réponse me redonnera espoir 🙂

 

Mise à jour

Lendemain de la publication de cet article, 8h du matin. Patrick, pâtissier chez Moustache Cookies, délaisse sa toque de pâtissier pour la plume, et me fait parvenir par mail une réponse. J’ai eu son accord pour publier sa réponse en détail (ci-dessous). Sachez qu’il a repris les rênes du site sans avoir de compétences dans le web, et s’accroche tant bien que mal pour rattraper son retard. J’ai d’ailleurs beaucoup d’admiration pour tous ces gens qui se mettent au web sans être « tombé dedans quand ils étaient petits ». Je lui envoie donc tous mes encouragements pour cette nouvelle aventure. Concernant l’erreur de livraison, il semblerait que l’information de la date de livraison se soit perdue entre le site web et le bon de commande papier. Il s’est largement excusé pour cette erreur, et je suis sûr que cela ne se reproduira pas.

Voici la réponse de Patrick :

Bonjour Bastien,

 

Je viens de lire avec la plus grande attention l’article que vous avez publié sur votre blog. Et puisque vous me permettez un droit de réponse, je vais essayer de l’utiliser au mieux.

 

Reprenons les choses dans l’ordre chronologique. Vous m’avez signalé des bugs sur le site qui auraient du me faire “sauter au plafond”. Il y a fort à parier que si Jean-Côme en était toujours le propriétaire, il aurait sûrement corrigé tout ça en 2 temps 3 mouvements. Parmi mes relations, il est d’ailleurs le seul vers qui j’aurais pu me tourner pour le faire. Le problème est qu’il a « quitté le navire » pour la simple et bonne raison qu’il n’avait plus le temps de s’en occuper. Dans ces conditions, j’hésite toujours à le contacter du peur de le déranger.

Sans doute n’avais-je pas pris la mesure de l’importance que revêtait cette info, mais, en tant que pâtissier, je suis plus sensible aux erreurs de pesée ou de température de cuisson. Comme vous le dites si bien, vous baignez dans le web à longueur de journée et, tel Obélix, vous êtes certainement tombé dedans que vous étiez petit. Pour ma part, je suis tombé dedans par hasard il y a 6 mois… Ne croyez pas que je m’en satisfasse, je dépense des fortunes sur le site tuto.com pour me dépatouiller avec tout ça. Mais malgré la compétence des formateurs, cela ne remplacera jamais les années d’études que vous avez faire un peu partout.

 

En ce qui concerne la boîte que j’ai envoyé à la mauvaise date, même si l’erreur n’était pas de mon propre fait puisque rien sur le bon de commande ne le précisait, j’aurais pu effectivement placer un “Pardon” ou un “Désolé”, ça ne mange pas de pain. Mea culpa ! Je note d’ailleurs que vous n’avez pas mentionné ce détail dans votre article. Partant du principe que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, c’est une faute que je ne commettrai plus.

 

Je ne vous apprends rien en vous disant que le nombre de caractères est limité sur twitter. Pour moi ce petit smiley avec son clin d’oeil sympathique, et qui s’écrit avec 3 caractères avait valeur de “merci quand même !”, qui n’aurait jamais tenu dans un twit. Je crains que nous ne nous soyons simplement mal compris.

 

Vous remarquerez que je garde le meilleur pour la fin (histoire de faire bonne bouche). J’ai noté dans votre article que mes cookies étaient excellents et que tous vos clients ont été ravi de les recevoir. Vous pouvez me croire sur parole, pour moi, à tort ou à raison, (et je suis sûr d’avoir raison !), l’essentiel est là !

 

Pour conclure, j’ai bien peur que vous ayez pris mon ignorance (j’accepte et assume volontiers aussi le terme incompétence !) pour du mépris. N’en croyez rien. Essayez de faire une pièce montée en choux, ou une pièce artistique en chocolat, et vous verrez que l’on ne peut exceller partout. Au delà de l’idée de perdre un bon client (vous remarquerez que je n’ai pas mis “bon” entre parenthèses), sachez que j’en suis le premier peiné de cet enchainement d’incidents.

 

Je vous souhaite une bonne journée.

 

Cookialenment ! (désolé mais j’aime bien cette formule !)

 

Pour conclure je tiens à remercier Patrick pour sa réponse argumentée et détaillée, et je lui souhaite une bonne continuation !

Cookialement !

 

Podcast de mon intervention à Radio Campus sur le thème de l’entrepreneuriat

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Mardi j’ai eu la chance d’être invité dans les locaux de Radio Campus Grenoble pour participer à une édition spéciale de leur Quotidienne sur le thème de la création d’entreprise. Accompagné d’Abderrahmane – adjoint au maire de Grenoble, Luc – chargé de projet à l’incubateur Grain et Claire – entrepreneure à la tête d’une SCOP, nous avons abordé le thème de la création d’entreprise, de ses enjeux actuels mais aussi des risques de la création.

Vous pouvez ré-écouter l’émission d’une heure sur le site de Radio Campus.

Radon : a radioactive notes taking app

Radon app

En plus de son travail quotidien pour ses clients, toute l’équipe de ButterflyEffect consacre du temps à plusieurs side-projects. Que ce soit dans le domaine du web, des applications mobiles ou de l’édition, chaque projet permet à l’équipe d’en apprendre davantage sur le développement, le marketing ou encore le storytelling.

Radon est notre dernière réalisation. Cette application mobile, pour le moment conçue pour iOS, permet de prendre des notes facilement. Que ce soient des notes de lecture, de conférence ou de réunion, l’application permet de s’affranchir du papier et de garder une trace des échanges et informations importantes de manière simple et belle.

Nous avons remarqué que nos notes étaient souvent du même type (un simple texte, une citation, une liste, une tâche à faire ou encore une phrase « coup de coeur »). Nous avons conçu l’interface en ce sens, en limitant les fonctionnalités à ces seuls types.

L’application est pour le moment disponible en beta-test sur iPhone et iPad pour les utilisateurs qui en font la demande. Nous sommes à la recherche de tous les retours que vous pourriez avoir, tant sur le nom, le design le storytelling ou l’application elle-même.

Nous avons mis en ligne un site web pour présenter l’application : http://radon-app.com. Qui parmi vous serait prêt à installer l’application pour y jeter un oeil ?

Merci à tous pour votre intérêt !

Focus, le carnet de l’entrepreneur

Bastien Siebman Focus Carnet Entrepreneur

Introduction

Dans un monde ultra-numérique et informatisé, il reste deux valeurs sûres : le papier et le crayon. Dans la vie d’un entrepreneur, le papier et le crayon occupent une place plus grande qu’on ne l’imagine. Beaucoup repose sur des documents papiers, des signatures, des courriers, des cartes de visite… Nos meilleurs lectures proviennent de livres papier, et non de blogs. Les plus grandes décisions sont prises sur une feuille de papier, sur un coin de table ou sur un grand tableau blanc. Et je ne suis apparemment pas le seul à penser cela :

https://twitter.com/benlovaglio/status/287199709989322752

A ce constat s’est ajouté une expérience que je vis en ce moment avec ma société ButterflyEffect SAS : nous sommes en train de rejoindre le Réseau Entreprendre. Devenir lauréat du réseau permet d’être suivi pendant 3 ans par un chef d’entreprise chevronné, donne accès à un carnet d’adresses assez incroyable et permet l’obtention d’un prêt d’honneur de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Mais le processus de sélection n’est pas simple : entretien avec généralement une dizaine de chefs d’entreprise, puis présentation devant un jury qui doit se prononcer favorablement à l’unanimité. A l’occasion de ces entretiens (huit pour le moment) nous avons été challengés par de nombreuses questions que nous n’avions pas forcément anticipées.

Le carnet de l’entrepreneur répond donc à ce double besoin : le retour au papier comme moyen de « rester focus », et le cadrage sous forme de questions auxquelles il est important de répondre.


Concept

Focus, le carnet de l’entrepreneur, est un carnet papier destiné à accompagner l’entrepreneur dans sa création. Il est composé de trois parties :

    – une section papier à compléter soi-même à mesure de l’avancement du projet, qui guide l’entrepreneur à travers les questions importantes (ex : quelle est l’idée ? qui sont les concurrents ? qui dois-je rencontrer ?);

    – une section libre permettant la prise de notes, comme n’importe quel carnet ou Moleskine;

    – une section online (dans le cloud comme on dit), accessible directement ou via des QRCodes dans les pages papier, avec du contenu supplémentaire (articles, analyses, ressources à jour).


Contenu

Il y a donc deux types de contenu : le contenu papier et le contenu en ligne.

Pour le contenu en ligne, le crowdsourcing apparaît comme le plus adapté via la mise en place d’une sorte de wiki que tout le monde pourrait alimenter à sa guise.

Pour le contenu papier, il devra être arrêté avant le lancement des impressions, même si de nouvelles versions pourront être éditées plus tard. Pour le moment, voilà ce que j’ai prévu :

   –  introduction et préface par un entrepreneur reconnu

   – chapitre « L’idée ! » : faire le point sur son idée (quel besoin, quel produit de substitution)

   – chapitre « L’équipe ! » : faire le point sur les membres de l’équipe (forces, faiblesses, compétences à développer)

   – chapitre « Le business model ! » : faire le point sur la manière de gagner de l’argent (clients, processus d’achat, prix)

   – chapitre « La concurrence ! » : faire le point sur les concurrents (forces, faiblesses) et étudier d’éventuels partenariats (qu’ont-ils, qu’avez-nous, que veulent-ils, que voulons-nous)

   – chapitre « Le marché ! » : faire le point sur la taille du marché, et la stratégie pour l’adresser

   – chapitre « La start-up ! » : faire le point sur l’entreprise en elle-même (vision à 1-3-5 ans, valeurs, contacts importants)

   – chapitre « L’argent ! » : faire le point sur le financement (où puis-je en récupérer) et sur les chiffres à connaître (SMIC, TVA, impôts…)

   – chapitre « L’aventure ! » : lister les choses ‘à faire’ et ‘à creuser’, faire le point sur les questions importantes à préparer, remplir un tableau de bord chaque mois sur les évènements marquants et les leçons apprises

   – chapitre « Les ressources ! » : liste des accronymes à connaîtres (Accre, APE, CFE, CIPAV, KBIS…)

   – chapitre « Les notes ! » : section libre


Clients

Pour l’instant j’ai identifié deux types de clients : les entrepreneurs eux-mêmes, et les organismes qui les accompagnent. L’entrepreneur sera plutôt un jeune entrepreneur, en recherche de repères, qui aimerait se faire guider à ses débuts. Les organismes seraient des acheteurs de grandes quantités comme les incubateurs, les Chambres de Commerce, les écoles, les business angels… Ceux-ci pourront pourquoi pas personnaliser le carnet avec du contenu supplémentaire ou la simple apposition d’un logo.


Prix

Le prix de vente dépendra d’une part de la taille finale du carnet, du choix de papier et de contenu (couleur ou NB). Le prix dépendra également du positionnement : un carnet « grand public » ou un carnet « de luxe » avec couverture cuir par exemple, plus personnel ? Dans tous les cas, le prix envisagé est compris entre 10€ et 25€.


Canaux de vente

Dans un premier temps, le canal de vente le plus sécurisant pour ce type d’initiative est le crowdfunding. Il est donc envisagé de présenter le projet sur une plateforme comme KissKissBankBank par exemple, permettant ainsi de lancer une impression uniquement si l’objectif de collecte est atteint.

Dans un second temps il est envisageable de distribuer le carnet via internet (site dédié ou boutique type Amazon) ou en vente directe, auprès des organismes notamment.


Prototype

J’ai essayé d’adopter une approche lean pour ce projet, c’est à dire de réaliser rapidement un MVP (produit minimum viable) à mettre entre les mains des utilisateurs, puis d’itérer. Le premier prototype était en fait un carnet vierge sur lequel j’avais collé des pages imprimées par mes soins. J’ai ainsi pu réfléchir à l’ordre des pages, mais aussi à me projeter plus facilement. Malheureusement ce prototype n’était pas assez abouti pour que d’autres se projettent également.

Le second prototype a été commandé sur le site BooksOnDemand (dont les méthodes sont discutables mais la qualité est au rendez-vous). J’ai ainsi reçu un véritable carnet imprimé, avec une couverture solide. Ce prototype est satisfaisant, et permet d’avoir une vraie discussion avec de futurs utilisateurs qui le tiennent entre leurs mains.

Bastien Siebman Focus Carnet Entrepreneur

Bastien Siebman Focus Carnet Entrepreneur

Bastien Siebman Focus Carnet Entrepreneur


Premiers retours

J’ai eu l’occasion de présenter le projet puis le produit réel à une dizaine de personnes, et j’ai ainsi recueilli plusieurs retours et interrogations auxquelles je réponds ci-dessous. Je vais compléter cette section à mesure des retours à venir.

Comment faire pour que ça ne ressemble pas trop à un « cahier de vacances » ?

D’après moi, c’est un mélange de communication, positionnement marketing et de matériaux utilisés qui permettront d’éviter cet amalgame. Si le carnet se pare d’une couverture cuir, ou qu’il est présenté comme un véritable carnet d’accompagnement, la comparaison ne devrait plus se faire.

Est-ce que l’entrepreneur, de nature libre, va accepter qu’on le « borde » dans ses raisonnements ?

Bien que l’entrepreneur jouisse d’une grande liberté dans ses choix, il sait très bien qu’il y a des passages obligés comme bien définir son marché, ses clients, son prix de vente… Le carnet n’est qu’un outil, à lui de se l’approprier.

Le contenu sera-t-il suffisamment générique et précis à la fois pour tous les entrepreneurs ?

La plupart des entrepreneurs partagent les mêmes problématiques et les mêmes obligations. Il est cependant vrai que le carnet serait peut-être plus adapté à un entrepreneur du digital qu’à un boulanger par exemple. Mais si le carnet démontre sa pertinence, pourquoi ne pas faire des versions adaptées à différents secteurs ?

Quelle est la durée de vie du carnet ?

Il est vrai que les pages du carnet vont peu à peu se remplir, et la place finira par manquer. Deux possibilités : acheter un nouveau carnet, ou se procurer gratuitement sur le site des pages de remplacement à imprimer et coller par dessus les pages déjà remplies.


Et maintenant : donnez-moi votre avis !

Je suis à la recherche d’un maximum de retours, pour décider de continuer ou non, et savoir dans quelle direction continuer. Donnez-moi votre avis sur le projet en commentant cet article, sur Twitter, Facebook ou par e-mail. Je serais ravi d’entendre vos retours !

« Je n’ai jamais » fête ses 3 ans et 10k téléchargements

Je laisse la parole à Alexandre Aminot pour présenter l’avancement de notre projet « Je n’ai jamais » !

 

premier designDébut Février 2010 – Création du projet:Je parle rapidement de l’idée à Bastien d’un site à la « VieDeMerde » à propos du jeu à boire Je n’ai jamais. On échange sur l’idée et après un état de l’art sur internet, nous démarrons très vite le projet. En exclusivité le premier design du site fait pour expliquer un peu l’idée.
design by leaMi Fevrier 2010 – Léa Anoufa rejoint l’équipe : Très rapidement, Léa Anoufa réalise un super design ! En parallèle, le développement du site est réalisé from scratch. On utilise l’habituel set HTML,CSS,PHP + Mysql avec une structure « Modèle-Vue-Controleur ». Une structure d’administration est même réalisée.
design21 mai 2010 – Mise en ligne officiel du site !: Après 4 mois de travail soir et week-end, la première version soft du site Je n’ai jamaisest en ligne.Le site permet de s’enregistrer, d’ajouter des Je n’ai jamais, de dire « moi si – Moi non plus » sur chaque Je n’ai jamais et de voir le profil des autres utilisateurs.

Résultat de plusieurs mois dʼefforts, nous étions fiers. Premier jour : 100 visites. Deuxième jour : 200. Troisième jour : 300.

Nous avions sous les yeux le résultat de notre campagne de communication.

Mais après ces quelques jours de démarrage, nous n’avons que rarement dépassé la barre des 50 visites par jour…

Juillet – Aout 2010 – Version simplifié !: Après avoir pris un peu de recul, on se rend compte que le site est trop compliqué (obligé de s’inscrire, des moi-si et moi non plus trop compliqué). Le site est donc (un peu) simplifié et au passage totalement recodé avec le framework CodeIgniter. Par exemple l’inscription par facebook est ajoutée.

Pour relancer le site bastien réféchit sur les besoins des utilisateurs.

Il en ressort l’idée de faire un challenge, « le meilleur Je n’ai jamais », « le plus drôle », « l’utilisateur le plus productif »…

badgesSeptembre 2010 – Les badges Je n’ai jamais: Jolie hein ? Ils devaient être donnés aux participants du challenge, mais en fait ils ont très peu servi, il n’y a pas eu de challenge.Cela à fait juste plaisir aux créateurs. 🙂
logo sexyJanvier 2011 – Point sur le site : Un groupe de 4 étudiants en DUT Info Com a choisi de travailler sur la communication du site en tant que projet de fin d’études. Ils proposent de faire un site plus « fun » et plus adapté au public visé (adolescents et jeunes adultes). Ils proposèrent un nouveau design.N’étant pas très réactifs de notre coté (d’autres projets en parallèle), la refonte du design ne se fait pas.

Mai 2011 – Je n’ai jamais Version Sexy : La version Sexy de Je n’ai jamais est en ligne. Design créé par Léa et logo créé par Laure-Anne.

Cette version est une version encore plus simplifié que celle de départ (la possibilité de commenter est supprimé, et il n’y a pas de catégorie).

Cette nouvelle version, plus approprié au jeu en soirée aurait du sortir beaucoup plus rapidement, car c’est elle qui actuellement fait continuer le projet.

Au final voila à quoi les 2 sites ressemblaient: regardez bien, car c’est la dernière fois que vous les verrez (voir ci-dessous 🙂 ).

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jnj sexy - aleatoire jnj sexy
appliFevrier 2012 – Application Android : Pour tester le développement android, je crée rapidement une simple application Je n’ai jamais.Un peu par surprise, l’application est de plus en plus téléchargée. Sans aucune pub de notre part, ni sur le site, ni sur le google market, l’application atteint les 1000 téléchargements en moins d’un mois. Comme quoi les utilisateurs attendaient cette application (on reste la seule actuellement sur le marché français).

Septembre 2012 – application dynamique : Dépassant les 2500 utilisateurs actifs, une nouvelle version « dynamique » (qui va chercher les je n’ai jamais directement dans la base de données sur le web) est développée. Ainsi l’application n’a plus besoin d’être mise à jour pour ajouter des Je n’ai jamais.

L’application continue d’être de plus en plus téléchargée.Au passage, si vous ne l’avez toujours pas fait, n’hésitez pas à la télécharger sur Google Play, c’est gratuit.

Fevrier 2013 – 3ans ! :

Pour faire un point sur les sites : c’est le flop. Il y a peu de participations, surement car les sites restent trop compliqués et proposent pas le bon format pour jouer en soirée.

En voulant faire un site à la « VieDeMerde », qui buzzait à l’époque, nous nous sommes tirée une balle dans le pied.

Cela a beaucoup complexifié le site, et ne proposait pas à l’utilisateur la vrai interface nécessaire : avoir des Je n’ai jamais aléatoirement pour jouer en soirée et avoir un interface simple pour en rajouter.

Par contre l’application est de plus en plus utilisée!

En effet, après 1 ans de mise en production de l’application android, nous sommes heureux d’annoncer que la barre des 10 000 téléchargements est dépassée ( et dont + de 4500 utilisations actives). Actuellement il y a plus de 700 Je n’ai jamais accessible depuis l’application (et + de 1500 Je n’ai jamais ont été proposées depuis l’application).

Pourquoi l’application marche si bien par rapport au site?

Comme dit plus haut, l’interface proposée est minimale et répond au besoin de l’utilisateur : des Je n’ai jamais aléatoires et un interface simple pour en rajouter.

De plus le fait d’avoir cette interface simple sur le smartphone en facilite l’accès pour les soirées.

Enfin, le fait qu’on soit les premiers à proposer cette application sur le market google français fait que tous les jeunes cherchant cette application sur android tombent sur la notre. Et ils n’ont pas été déçu car dès le début l’application contenait plus de 200 je n’ai jamais grâce au données des sites.

newAprès ces conclusions sur le flop des sites et le « success » de l’application, nous avons fait le choix d’arrêter les anciens sites et de mettre à la place une vitrine proposant surtout l’application android. Nous avons quand même laisser une partie pour jouer en soirée (des je n’ai jamais s’affiche aléatoirement sous l’action d’un bouton) et un formulaire pour ajouter des Je n’ai jamais.Les deux anciennes formules « soft » et « sexy » sont encore présentes grâce à un choix d’affichage « soft » ou « sexy » des Je n’ai jamais.

Pour la suite ?
Grâce aux pubs de l’application, le projet Je n’ai jamais s’auto-rembourse.

Nous allons continuer à le maintenir et pourquoi pas l’étendre à d’autres horizons ;).

Témoignage entrepreneurial pour le blog La Ruche

ButterflyEffect / Bastien Siebman #1- Lettre ouverte d’un jeune entrepreneur

La start-up grenobloise Wizbii, incubée aux côtés de ButterflyEffect à l’incubateur de l’ESC Grenoble, a lancé un blog sur l’actualité des étudiants et jeunes diplômés intitulé La Ruche. Ils ont choisi notre start-up pour une série d’articles sur le thème de l’entrepreneuriat et j’inaugure la série avec un article intitulé « Lettre ouverte d’un jeune entrepreneur » à destination des étudiants, où je décris quelques grandes vérités découvertes au cours de l’aventure ButterflyEffect. N’hésitez pas à aller y jeter un oeil et commenter !